Un Message Du Président - Vers L’avant

 

Chers ami(e)s et collègues,
 
Le résultat du vote de ratification a été electroniquement calculé et vérifié de manière indépendante, et le résultat final a été remporté par une faible marge. L’entente de principe a été ratifiée, avec 2,768 membres ayant voté oui, et 2,719 membres ayant voté non. 75.3% des membres ont participé au vote.
 
Avant que l’on discute des prochaines étapes, il est extrêmement important que l’on se ressaisisse, peu importe nos sentiments vis-à-vis les résultats, et que l’on accepte que ce résultat, même s’il est partagé, demeure juste et légitime, étant donné que celui-ci a été déterminé par la majorité statistique des gens ayant voté, selon nos statuts. Ce n’est pas la première fois dans notre histoire qu’un résultat de vote est serré, et ce n’est certainement pas la dernière fois non plus. Dans ma lettre d’il y a environ deux semaines, j’ai mentionné que je préfèrerais un vote majoritaire solide, peu importe qu’il soit OUI ou NON, plutôt qu’un vote partagé au centre. En fin de compte, mes espoirs n’ont pas été satisfaits, et il n’y a pas eu un penchant dominant envers un résultat particulier. Notre groupe très diversifié s’est positionné presque également de chaque côté d’une décision difficile et évidemment très polarisée.
 
Nombreux membres sont satisfaits des résultats, mais il est évident que presque autant d’autres auraient préféré un résultat différent. Et malgré le fait que ce résultat a été obtenu de manière démocratique, avec un taux de participation particulièrement élevé, ceux qui ne sont pas heureux avec le résultat ont tout à fait le droit à leurs sentiments et à leurs opinions. Dans le passé, j’ai moi-même soumis des votes de OUI et de NON à d’autres ententes de principe, et je ne me suis jamais senti comme si mes choix avaient été les mauvais, ou qu’ils méritaient une critique féroce de la part de mes collègues.
 
Ceci dit, il est maintenant tellement important que l’on minimise les conflits entre nous à propos du vote. Être faché, ça va, mais se fâcher les uns contre les autres, c’est probématique. L’on ne devrait pas se vanter, se pointer du doigt, jubiler ou se blamer les uns les autres. Parce que lorsque l’on ira au travail au cours des prochains jours, on travaillera côte-à-côte avec des collègues ayant voté OUI ainsi que des collègues ayant voté NON. Il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise décision ici - il n’y a que des préférences, perspectives et priorités individuelles. Le vote aurait facilement pu aller dans l’autre direction, et les résultats auraient été inversés. Quelques douzaines de votes dans la direction contraire, et l’autre moitié de notre communauté aurait célébré. Alors peu importe comment nous avons voté, ou comment nous nous sentons par rapport au résultat, j’espère que nous pouvons nous défaire de nos débats récents de ratification, et se regrouper à nouveau en tant qu’un groupe, prêt à aller de l’avant.
 
Il est absolument impératif que l’on répare rapidement et avec tact toutes divisions entre les gens ayant voté OUI ou NON, et que l’on renouvelle nos liens de solidarité et de support. Parce que nous savons tous très bien à quel point les divisions du passé ont créé des obstacles dans notre communauté, et affaibli notre unité pour de très longues périodes de notre histoire commune. Il ne faut pas reprendre ce chemin. Alors je vous demande tous de faire un effort pour accepter où nous en sommes aujourd’hui, de faire le focus sur les nombreux gains que nous avons obtenu avec cette entente, et de procéder ensemble pour le bien du groupe en entier.
 
D’accord. Il est maintenant le temps de discuter notre avenir, et ce qui suivra pour nous tous.
 
Nous en sommes au début d’un nouveau chapitre de notre histoire, chapitre que j’espère marquera une relation nouvelle et bien améliorée entre nos membres et notre employeur. Depuis nombreuses années déjà, le syndicat a été incapable de bien rejoindre l’employeur. Nos préoccupations n’ont pas été considérées, nos problèmes ont été ignorés, et notre fierté, confiance et loyauté ont basculé en conséquence. Nous voulions être consultés et respectés, mais nous n’avions pas la bonne plateforme, ou le bon audience. Mais ceci change beaucoup plus rapidement que vous ne pourriez le savoir.
 
Les derniers mois de négociation collective ont eu beaucoup de succès, non seulement pour les améliorations que nous avons sécurisé dans notre convention collective, mais aussi parce que notre employeur a exprimé un nouveau respect envers notre perspective et nos idées. Air Canada commence finalement à réellement reconnaitre l’impact que nous avons sur le succès de la compagnie. Je crois que dans l’avenir, nous pourrons travailler de manière proactive avec l’objectif de régler nos problèmes sans être entièrement dépendants des réseaux administratifs ou du long processus de grief, mais plutôt en travaillant pour obtenir des résolutions mutuelles en utilisant un dialogue ouvert, ainsi que des canaux qui ne nous étaient pas disponibles dans le passé. Un syndicat efficace est un peu comme une ambassade - la diplomatie, le respect mutuel et la bonne volonté peuvent mener à des résultats impressionnants vis-à-vis l’amélioration des relations entre deux parties. Et selon cette perspective, nous avons connu beaucoup de succès dernièrement. Ça a pris beaucoup de temps pour en arriver ici, mais nous avons finalement l’attention de la compagnie. Air Canada reconnait nos efforts, et nous ont promis du respect et de la considération. Il y aura certainement encore des conflits, bien sur, mais sur l’ensemble, ils ont exprimé leur intention déterminée de nous prendre au sérieux, et de faire leur part pour rebâtir la confiance et la morale. J’ai l’intention de m’assurer que leur offre est maintenue, et qu’ils adherent à leur engagement.
 
Maintenant que notre groupe a finalement guéri l’incertitude concernant le transporteur à faibles couts et son impact sur la sécurité d’emploi à long-terme au transporteur principal, maintenant que nous avons une liste-maître de séniorité et notre propre clause de portée, maintenant que nous savons que notre employeur ne fermera pas des bases d’équipage, et maintenant que nous avons une croissance garantie d’heures de vol à travers le réseau pour plusieurs années, nous pouvons contempler le long-terme. Nous pouvons écarter nos préparations de ‘Plan B’ et travailler sur l’instauration des nombreux atouts que nous adopterons bientôt au travail, comme la banque de temps, le système de transfert, les dépenses de repas payées, ou le nouveau système d’échange de vols. Nous pouvons démarrer un nombre de projects importants, comme relancer la campagne du 1:40, visée sur le gouvernement libéral nouvellement élu, dans l’espoir de réparer les dommages causés par les conservateurs, ou de faire du lobbying envers ces mêmes parties pour sécuriser une réglementation améliorée concernant la radiation cosmique. Nous pouvons reviser nos statuts et contempler l’amélioration des opérations du syndicat. Nous en avons aussi appris énormément au sujet de la communication; comment rejoindre, informer, consulter et éduquer nos membres. Nous pouvons utiliser notre nouvelle technologie de Webinaires pour rejoindre d’avantage de membres, et leur fournir les outils et l’information qui était antérieurement si difficile à propager. Nous pouvons faire le focus sur la santé et la sécurité, et mieux informer les membres au sujet de l’importance de mettre la priorité sur leur propre santé et leur bien-être au travail vis-à-vis les attentes de service souvent difficiles. En encore beaucoup, beaucoup plus.
 
Je sais que c’est une péri
ode d’émotions difficiles pour plusieurs, et je respecte vos sentiments. Mais tous les huit membres du comité de négociation, tous étant des agents de bord aussi, sont très optimistes à propos de notre avenir collectif. Nous promettons de continuer de travailler très fort en votre nom tout en démarrant ce nouveau chapitre prometteur de notre histoire.

Solidairement,

Michel Cournoyer
Président, Composante d'Air Canada du SCFP