Règlement de CHQ-rouge-18-12 – jours de repos garantis intouchables et circonstances imprévisibles

En 2018, le Syndicat a déposé le grief CHQ-rouge-18-12 - jours de repos garantis intouchables et circonstances imprévisibles, fondé sur le fait qu'Air Canada Rouge oblige le personnel de cabine à travailler pendant ses jours de congé intouchables en cas de retard de vol.  En juillet 2020, le syndicat et la compagnie ont fait appel à la médiation pour conclure un protocole d'entente avant que ce grief ne soit entendu en arbitrage. Nous n'avons pas communiqué le résultat de cette médiation à ce moment-là car Rouge n'était pas opérationnel, nous nous excusons donc de ce retard.

En vigueur à la date du présent protocole de règlement :
• Si, plus de trois heures et demie (3:30) avant le départ prévu, il est prévu qu'un vol empiète sur les jours de repos garantis intouchables d'un agent de bord, celui-ci aura la possibilité de ne pas effectuer le jumelage.
• Le personnel de cabine ne se verra pas attribuer des jours de repos garantis intouchables le jour suivant un appariement qui doit se terminer à 22 h 30 ou après.

S'il est prévu qu'un vol empiète sur les jours de repos garantis intouchables plus de 3h30 avant le départ prévu, le service de programmation des équipages contactera l'agent de bord pour lui proposer les options suivantes :
(a) exploiter le jumelage et accepter l'empiètement sur son jours de repos garantis intouchables ; ou
(b) ne pas exploiter le jumelage, sous réserve des dispositions du présent protocole de règlement.

Si un membre d'équipage choisit de ne pas exploiter le jumelage, il sera réaffecté conformément à l'article L55.15.07.

Pour consulter ce protocole de règlement dans son intégralité, veuillez cliquer ICI.

Solidairement,

Règlement de CHQ-18-72, CHQ-19-24 et griefs connexes - Plan de salaire différé

Le syndicat a déposé les griefs de principe CHQ-18-72 et CHQ-19-24 et d'autres griefs individuels concernant le fait qu'Air Canada n'a pas offert les six (6) options du programme de salaire différé. Cela comprenait nos affirmations selon lesquelles il y avait un défaut de publication de la liste d'attribution du programme de salaire différé sur le portail des employés. Le 29 novembre 2021, ces griefs ont été mis à l'arbitrage devant l'arbitre Kaplan.  Le syndicat est heureux d'annoncer que le syndicat et la société ont pu parvenir à un règlement sur ces questions.  Nous sommes parvenus à une résolution qui permettra d'assurer la certitude que les six (6) options du programme de salaire différé seront offertes et attribuées. Il y a un nombre minimum de DSP qui doit être attribué chaque année. En outre, la liste d'attribution du programme de salaire différé sera publiée et fournie aux membres.  Veuillez consulter le lien vers le règlement ICI.

Solidairement,

Pénurie inacceptable de personnel - Mise à jour et dépôt d'un grief

Suite à notre bulletin, envoyé samedi, concernant les vols de travail du Management IFS, nous vous écrivons pour vous informer que nous avons déposé un grief CHQ-21-15 - Travail de l'unité de négociation. Vous pouvez accéder à une copie du formulaire de grief en cliquant ICI.

Le syndicat allègue qu'Air Canada a violé la convention collective en affectant des gestionnaires au travail de l'unité de négociation. Au total, 13 jumelages ont été effectués par des gestionnaires au cours du week-end, en plus des jumelages effectués par nos membres en affectation spéciale. Tout cela s'est produit alors que plus de 4 500 membres de l'unité de négociation étaient toujours mis à pied.

Le syndicat continuera de surveiller les jumelages assignés par les gestionnaires, mais encourage les membres à aviser immédiatement leur syndicat s'ils sont assignés sur votre vol. En outre, nous continuons à surveiller les équipages courts et la rédaction et nous continuerons à faire pression pour obtenir d'autres rappels.

N'oubliez pas que si vous avez un responsable à bord, il n'est pas autorisé à effectuer des services à bord. Conformément à la politique de la compagnie, tout ajustement ou écart par rapport aux normes de service doit être documenté dans un rapport de service à bord (eOBR).

Solidairement,

Wesley Lesosky
Président, Composante d’Air Canada du SCFP

CHQ-21-01 - PAS

Le 12 janvier 2021, le syndicat vous a informé du dépôt du CHQ-21-01. Cliquez ICI pour voir le formulaire de grief.

Pendant plus de 40 ans, la Société a fourni jusqu'à 14 jours de congés de maladie payés.  Sans en avertir le syndicat ou le comité WIP, la société a unilatéralement réduit le nombre de jours de congé de maladie payés de 14 à 7 jours et exige désormais un certificat médical du service de santé et sécurité au travail de la société pour pouvoir retourner au travail après une absence pour cause de maladie de plus de 7 jours.  La société a publié une mise à jour sur l'ePub.

Le syndicat n'a pas accepté que l'entreprise modifie unilatéralement une pratique établie de longue date. Comme le syndicat n'était pas du tout d'accord avec ce changement unilatéral de pratique, l'affaire a été soumise à l'arbitrage de manière accélérée. L'arbitre en chef Kaplan a rendu sa sentence et une copie peut être consultée en cliquant ICI.

Malheureusement, le grief a été rejeté. Ce n'est pas la nouvelle, ni la sentence que nous souhaitions.  Le syndicat examine les prochaines étapes et vous tiendra au courant.

CHQ-21-13 Motion de cesser et de s'abstenir

Le 28 juillet 2021, votre Syndicat a déposé un grief de principe CHQ-21-13 - Congé COVID-19 (Pour le consulter, cliquez ICI). Aujourd'hui, votre syndicat a déposé une motion en vue d'obtenir une ordonnance provisoire enjoignant à Air Canada de cesser et de s'abstenir de :

- de nier le droit légal des membres de prendre des congés liés à COVID-19 en vertu de l'article 239.01 du Code canadien du travail ;

- exiger des membres qu'ils fournissent des documents pour justifier le congé lié au COVID-19, en violation de l'article 239.01 du Code canadien du travail et du Règlement du Canada sur les normes du travail ; et

- refuser de traiter les congés liés au COVID-19 au-delà du 25 septembre 2021, en violation du Code canadien du travail et du Règlement sur les normes du travail du Canada.

Le Syndicat soutient qu'il a droit à une ordonnance provisoire de cesser et de s'abstenir jusqu'à ce qu'une décision sur le fond de l'affaire soit rendue pour les raisons suivantes :

La cause sur le fond est défendable et favorise une ordonnance provisoire de cesser et de s'abstenir.

En violation de ses obligations légales d'accorder un congé sans solde avec protection de l'emploi en vertu de l'article 239.01 du Code, la Société a refusé en première instance, depuis juillet 2021, tous les congés liés à COVID-19, sauf un, aux membres du Syndicat. De plus, Air Canada a exigé des membres admissibles qu'ils fournissent des documents justificatifs pour justifier le congé, nonobstant le fait qu'il n'existe aucune obligation légale pour les employés de fournir quoi que ce soit d'autre qu'une " déclaration écrite " si l'employeur en exige une. En effet, le Code prévoit explicitement qu'un employeur peut exiger une déclaration écrite. Il n'est pas contesté que le fait de remplir le formulaire de demande sur le kiosque en ligne satisfait au critère de déclaration écrite prévu au paragraphe 239.01(8) du Code. Les demandes étendues et excessives de la Compagnie pour obtenir des renseignements et des documents confidentiels et privés du membre et/ou des membres de sa famille constituent une violation déraisonnable et injustifiée du droit à la vie privée des membres et des membres de leur famille.

Air Canada entrave de façon déraisonnable le droit de nos membres d'accéder à leurs droits statutaires en vertu du Code. Ce faisant, elle a aggravé de façon déraisonnable la situation des membres déjà confrontés à des difficultés en raison de COVID-19. Il ne fait aucun doute qu'Air Canada a violé ses obligations légales en vertu du Code et qu'elle exerce une discrimination à l'égard de ses membres, en violation de la Loi canadienne sur les droits de la personne.

L'équilibre entre les préjudices subis par les deux parties favorise une ordonnance provisoire de "cesser et s'abstenir".

Il n'existe aucun recours qui puisse fournir aux membres le congé opportun dont ils ont besoin en raison de la pandémie de COVID-19. Le congé personnel COVID-19 ou le congé pour soins COVID-19 est sensible au temps et il ne peut être remédié par un congé non rémunéré à une date ultérieure. En effet, le gouvernement fédéral a indiqué que les dispositions du Code relatives au congé COVID-19 seront abrogées au plus tard le 20 novembre 2021. Il ne s'agit pas d'une situation où une réparation rétroactive est appropriée ou même possible.

De plus, il est établi en droit que la mise en danger des intérêts de la vie privée constitue un préjudice irréparable. Dans le cas présent, en l'absence d'une exigence légale, la Compagnie refuse d'accorder aux membres l'accès à leurs droits de congés statutaires à moins que le membre ne soumette des informations et des documents confidentiels et privés à une entité non identifiée à l'adresse ifswellness@aircanada.ca. La Compagnie n'a pris aucune mesure pour protéger les intérêts des membres et de leurs familles en matière de vie privée, même si elle n'a pas le droit, en vertu de la loi ou autrement, de consulter les documents confidentiels et privés des membres. Une fois que l'information se trouve sur les serveurs d'Air Canada, il n'y a tout simplement aucun moyen d'en éliminer la connaissance. La Cour suprême du Canada a reconnu à plusieurs reprises que ce type de préjudice est irréparable, plus précisément que " la perte de ce droit à la vie privée constituerait, en soi, un préjudice irréparable ". De plus, " la vie privée, une fois perdue, ne peut être récupérée ".

Les dispositions du Code relatives aux congés COVID-19 seront abrogées au plus tard le 20 novembre 2021. Sans une cessation et un désistement, le droit statutaire des membres d'accéder aux congés à délai de prescription critique sera sans effet.

Le syndicat est conscient que certains membres ont fait appel au Programme du travail :

https://www.canada.ca/en/employment-social-development/corporate/portfolio/labour.html

Nous vous demandons d'informer le syndicat de vos communications avec le Programme du travail, et de faire figurer l'Élément sur toute communication écrite.