Pénurie continue de personnel

Sans préjugés

Chers membres,

Comme vous le savez peut-être déjà, l'employeur a publié un Globe Message hier soir pour annoncer qu'il offrait une prime de VE de 100 %, qu'il permettait aux membres de dépasser 100 heures et qu'il leur permettait de renoncer aux jours de congé. Le choc et la consternation que nous entendons de la part des membres sont également partagés à notre niveau.

Voici un résumé des événements :
• L'employeur a communiqué avec nous mercredi soir pour tenter de parvenir à un accord permettant de renoncer au plafond des VE, de supprimer les GDO pour les réserves et de ramener le nombre minimum de jours de congé à zéro.
• Le syndicat s'est immédiatement penché sur la question et a présenté une contre-proposition incluant sa demande, assortie de restrictions et d'une prime permanente pour équipage réduit pour TOUS les vols. La prime actuelle pour équipage réduit ne s'applique qu'aux vols B14, LOU 18 et LOU 22. La proposition devait donc inclure TOUS les vols B5, qu'ils soient intérieurs ou extérieurs, qu'ils soient à large ou à étroit rayon d'action. Selon nous, cette proposition ne coûterait rien à l'employeur s'il maintenait un effectif adéquat à l'avenir. Nous ne pouvions pas envisager une solution à court terme à ce que nous considérons comme un problème à long terme.
• L'employeur a dit non.

En résumé, hier soir, la société a mis en œuvre sa proposition et a délibérément violé notre convention collective.

Le syndicat tient à vous rappeler ce qui suit :
• L'employeur n'a pas maintenu les membres sur le programme CEWS. L'objectif de ce programme était de garder les employés en contact avec leur employeur et prêts à retourner au travail lorsque les activités commerciales reprennent.
• Nous avons déposé un grief concernant des membres qui se sont vu refuser le droit de chercher un emploi à l'extérieur pendant leur mise à pied. L'entreprise voulait que vous restiez dans l'assurance-emploi ou que vous ne travailliez pas dans l'industrie pour laquelle vous êtes qualifié.
• De nombreux membres se sont vu refuser des congés d'études.
• Devons-nous vous rappeler le fiasco du congé COVID-19 et les obstacles que nous avons dû franchir pour nous assurer que le code était respecté ?

De plus, le processus de repérage COVID, mis en place pour votre sécurité, est complètement au bord de l'effondrement. Hier, nous avons notifié à l'employeur 26 nouveaux vols, et nous lui avons rappelé les 111 vols en suspens.  Si la sécurité avant tout est notre priorité, comment se fait-il que ce processus prenne autant de retard ?  Nos membres ont travaillé sans relâche tout au long de cette pandémie, et pourtant la compagnie est plus préoccupée par la bière et le vin en classe économique que par la transmission du COVID à notre personnel de cabine.

Le syndicat comprend parfaitement la confusion qui règne à ce sujet et veut s'assurer que vous êtes bien conscients qu'il s'agit d'une démarche VOLONTAIRE, que la compagnie NE PEUT PAS vous faire voler dans des GDO en réserve intentionnellement, qu'elle NE PEUT PAS vous repêcher lorsque vous êtes au maximum de vos capacités et qu'elle NE PEUT PAS renoncer à vos jours de congé, ce sont vos droits contractuels.

Nous avons déposé un grief de principe CHQ-21-18 - Violation des articles 2 et des règles de bloc (processus de prolongation volontaire). Veuillez cliquer ICI pour obtenir une copie du formulaire de grief. Nous continuons à examiner d'autres options pour remédier à la pénurie continue de personnel.

Solidairement,

Votre conseil exécutif de la Composante