Le point sur Coronavirus 10

Samedi soir, la société a informé le syndicat qu’un client qui voyageait de YUL vers YVR le 14 février 2020 a par la suite testé positif au virus Covid-19. Dès qu’il en a été informé, le syndicat s’est immédiatement mis en contact avec l’équipage qui assurait le vol afin de lui offrir son soutien.

Bien que le bulletin de la Société à propos du cas avéré de Covid-19 à bord d’un vol de YUL à YVR le 14 février 2020 était plutôt détaillé, vous avez été plusieurs à nous contacter et nous entendons effectuer un suivi afin d’obtenir des clarifications sur ce qui suit  :

·  Certains membres se sont dits inquiets du délai de 8 jours et nous assurons un suivi (Il convient de noter que les délais de notification sont chose commune dans tous les cas de maladies contagieuses en raison de l’immense travail qui doit être mené par les autorités de santé public pour remonter la piste des contacts).
·  Des préoccupations ont été soulevées à propos du nettoyage de cet aéronef.
·  Des préoccupations ont été soulevées à propos des membres du personnel de cabine qui ont assuré les vols subséquents.

Actuellement, nous voulons rappeler aux membres ce qui suit :

·  Vous pouvez porter des équipements de protection personnelle (incluant votre propre masque) au besoin.
-   vous trouverez les équipements de protection personnelle dans, les sacoches (gants, masques chirurgicaux, lingettes désinfectantes pour les surfaces et petites lingettes désinfectantes pour les mains), les trousses de premiers soins (gants, protections oculaires et petites lingettes désinfectantes pour les mains dans la trousse de protection universelle) et les trousses de médicaments (gants et masques chirurgicaux).
·  Rappelez-vous que les trousses de protection universelle contiennent des protections oculaires qu’il est possible de porter lorsque vous devez entrer en contact rapproché avec un passager présentant des symptômes d’une possible maladie contagieuse similaire au COVID-19.
·  En cas de maladie contagieuse présumée, il est essentiel de connaître et de suivre les procédures appropriées décrites au chapitre 6.5 de votre FAM/PUB.
·  La Société s’est engagée à ne faire voler sur les itinéraires internationaux que des appareils dotés d’un système fonctionnel d’eau courante et à s’assurer qu’une quantité suffisante d’eau en bouteille et des lingettes désinfectantes supplémentaires soient chargées à bord de tous les autres vols si le système d’eau potable est partiellement ou totalement défectueux.

La position du syndicat est à l’effet qu’en raison de l’importance de se laver les mains avec de l’eau et du savon, aucun appareil dont le système d’approvisionnement en eau ne fonctionne pas ne devrait être affecté à un vol. Si c’est le cas, avisez le syndicat en faisant parvenir un courriel à 247@accomponent.ca. Pour toute préoccupation liée à l’eau potable, complétez un formulaire de plainte en santé et sécurité, prenez contact avec votre directeur de la sécurité et assurez-vous que le syndicat a été avisé.

Enfin, des membres ont demandé des informations sur le refus d’effectuer un travail jugé dangereux. C’est le droit individuel de chacun des membres de refuser d’effectuer un travail s’il juge qu’il y a un danger pour lui-même ou un collègue sur les lieux de travail. Danger signifie : Situation, tâche ou risque qui pourrait vraisemblablement présenter une menace imminente ou sérieuse pour la vie ou pour la santé de la personne qui y est exposée avant que, selon le cas, la situation soit corrigée, la tâche modifiée ou le risque écarté. (Code canadien du travail Partie II 122 (1))

Vous trouverez les informations sur le droit de refuser un travail dangereux à la fin du chapitre 2 de votre FAM/PUB ou en faisant parvenir un courriel à rtr@accomponent.ca. Nous vous recommandons fortement de consulter la documentation de la Société et du syndicat afin de vous assurer de bien comprendre le processus.

IMPORTANT :
·  C’est par le Centre de ressources PNC que doit passer le refus d’effectuer un travail dangereux.
·  L’étape 1 se joue entre l’employé qui refuse le travail et un représentant de la Société (le syndicat n’intervient pas à cette étape, à moins que la société nie votre droit de refus). Si la Société est incapable d’apaiser vos préoccupations à l’étape 1, vous pouvez porter votre droit individuel de refuser le travail à l’étape 2, ce qui signifie l’intervention du Comité mixte de la santé et sécurité au travail (syndicat + direction).
·  Un refus d’effectuer un travail jugé dangereux ne peut entraîner de mesures disciplinaires ni de perte de salaire dans la mesure où la personne qui refuse le travail est de bonne foi. Toutefois, dès que ce n’est plus nécessaire aux fins de l’enquête, la protection salariale prévue à la convention collective s’applique, ce qui inclût la réaffectation.
·  La Société ne peut vous priver de votre droit de refuser d’effectuer un travail, ni déclarer qu’il n’existe aucun danger. Seul un représentant officiel du Programme fédéral du travail nommé par le ministre peut rendre une décision finale sur la présence ou non d’un danger. Seul ce représentant du gouvernement peut forcer un employé à reprendre le travail.
 

Solidairement,

Wesley Lesosky
Président, Composante d’Air Canada du SCFP