Les agentes et agents de bord travaillent gratuitement en raison du chaos qui règnent dans les aéroports canadiens, déplore le SCFP

VANCOUVER, British Columbia--(BUSINESS WIRE)-- Le syndicat des agentes et agents de bord du Canada affirme que des centaines de ses membres sont forcés de travailler gratuitement chaque jour en raison de retards de plusieurs heures sur le tarmac en raison des politiques archaïques des compagnies aériennes et du manque de personnel dans les aéroports canadiens.

Le secteur du transport aérien retourne graduellement à l’achalandage d’avant la pandémie, mais le manque de personnel à la sécurité et aux douanes occasionne de longs retards (souvent de deux heures ou plus) au début et à la fin du processus d’embarquement et de débarquement. Les agentes et agents de bord sont en service pendant bon nombre de ces retards, effectuant des tâches professionnelles essentielles pour assurer la sécurité des passagers, en plus de régulièrement subir la frustration et les mauvais traitements de la clientèle.

Or, en raison du mode de calcul injuste et archaïque des heures de travail, les agentes et agents de bord effectuent souvent ces tâches importantes sans être rémunérés. Règle générale, les agentes et agents de bord ne sont payés que pour le temps passé en vol, ce qui signifie qu’ils ne sont pas rémunérés pendant les retards avant le décollage et après l’atterrissage.

« Comme agentes et agents de bord, nous essayons le gros de la colère, de la frustration et des excès des passagers et passagères qui subissent ces retards. Et, pour couronner le tout, bien souvent, nous devons le faire gratuitement », a déclaré le président de la Division du transport aérien du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Wesley Lesosky.

Il a souligné qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de rémunération, mais aussi une question de santé et de sécurité au travail. La convention collective des agentes et agents de bord impose un repos minimum à l’arrivée, mais cette période de repos est amputée par les longs retards au sol qui les oblige à demeurer en service.

« Il y a deux évidences. Premièrement, les compagnies aériennes et les agences fédérales qui gèrent nos aéroports doivent embaucher et payer correctement leur personnel afin que nos aéroports tournent à un rythme raisonnable. Deuxièmement, la pratique indéfendable de ne pas payer les agentes et agents de bord pendant de nombreuses heures de service doit cesser immédiatement. Aucun autre secteur d’activité ne tolère cela. Nous ne comprenons pas comment on peut nous forcer à travailler alors que nous ne sommes pas rémunérés », a lancé Wesley Lesosky.

La Division du transport aérien du SCFP représente plus de 15 000 agentes et agents de bord de neuf compagnies aériennes canadiennes.

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