Journée nationale de deuil

Aujourd'hui, c'est la Journée nationale de deuil pour tout ceux qui ont perdu la vie au travail. Plus d'un an après le début de la pandémie, il est clair que les effets du COVID-19 ont profondément affecté les travailleurs d'innombrables industries. Beaucoup d'entre nous connaissent quelqu'un qui a contracté le virus au travail. Peut-être un professeur d'école ou un chauffeur d’autobus, ou le caissier de l'épicerie locale. Malheureusement, bon nombre de nos propres membres de la famille nationale élargie du SCFP sont tombés malades au travail et certains ont perdu la vie (pas dans les compagnies aériennes). Cela s'ajoute à toutes les autres maladies, blessures et décès sur le lieu de travail qui surviennent trop fréquemment en raison d'autres risques «traditionnels».

Si quelque chose de bon peut provenir de COVID, c'est peut-être que nous ne devons jamais nous permettre d'être satisfaits du niveau de sécurité dont nous jouissons. Parce que ce qui est sûr aujourd'hui peut être totalement insuffisant pour les dangers de demain. Nous devons apprendre de ce que nous avons vécu et toujours faire de notre mieux pour tirer parti de ces connaissances afin de pouvoir affronter avec succès ces nouveaux défis lorsqu'ils se présentent.

Lorsque le COVID est terminé, nous devons nous souvenir de la pénurie aiguë d'équipements de protection individuelle dans les premiers mois de la pandémie. Pourquoi n’avons-nous pas appris du SRAS? Pourquoi n’avons-nous pas nos propres installations de fabrication de respirateurs, de sarraux médicales, de gants et de masques?

Nous devons nous souvenir de la lenteur du déploiement des vaccins. Les experts attendaient un autre pandemie, alors pourquoi n’avons-nous pas appris du SRAS et n’avons-nous pas assuré la capacité de fabrication ici, chez nous?

Nous devons nous souvenir des difficultés que nos membres ont eu à avoir accès aux soins de santé essentiels, ironiquement parce qu'ils accomplissent un travail essentiel qui les fait traverser les frontières.

Nous devons nous rappeler combien de temps il a fallu aux gouvernements pour reconnaître ce qui était claire même en Février 2020 et étayé par des études scientifiques solides: il s'agissait d'un agent pathogène qui se propage dans l'air.

Nous devons nous rappeler comment les règlements provinciaux et fédéraux ne parviennent pas à ce jour à assurer des protections respiratoires appropriées pour les travailleurs essentiels de première ligne, malgré des preuves épidémiologiques claires selon lesquelles ils sont porteurs d'une part importante des infections au COVID-19 dans les deuxième et troisième vagues.

Si, en tant que société, on aurait collectivement appris du SRAS et réglé ces problèmes, combien de personnes auraient pu éviter de tomber malades? Combien de personnes aurions-nous pu sauver?

C’est en nous engageant au quotidien en faveur de la sécurité que nous pouvons honorer ceux qui ont perdu la vie au cours de l’année écoulée et des années auparavant. Signalez tous les dangers, même si vous l'avez déjà fait. Signalez toutes les maladies et blessures, même si elles sont mineures. Tenez vos dirigeants politiques responsables et exigez que nous agissions sur la base des leçons qui auraient dû être tirées du passé et que nous fassions de même pour ceux que nous avons malheureusement dû apprendre l’année dernière.

Nous vous encourageons à consulter le message de la Journée nationale de deuil du SCFP en cliquant ICI.

En toute solidarité,

Votre Comité de la santé et sécurité de la Composante d’Air Canada du SCFP