Message de la Présidente - Mars 2008

Réunion du Comité syndical-patronal à l’échelon de la direction générale

Conformément à l’article 21 de la convention collective, le syndicat et l’employeur ont tenu leur rencontre trimestrielle dont l’objectif est de discuter des problèmes qui vous touchent, vous les membres et de les régler. L’article 21.01.01 énonce les principes généraux suivants :

« Les deux parties reconnaissent qu’il est dans leur intérêt mutuel d’entretenir un climat de relations de travail qui réponde le mieux possible aux besoins des employés et de la compagnie. »

Gardant à l’esprit ce principe général et l’intention de cette clause, votre syndicat rencontre toujours la compagnie avec l’intention de résoudre les problèmes de façon rapide et dans le meilleur intérêt des membres. Malheureusement, l’employeur ne fait pas preuve, lors de ces rencontres, de toute la bonne volonté que nous attendons de lui, comme en témoignent certains enjeux toujours à l’ordre du jour depuis fort longtemps. Voici quelques exemples de dossiers depuis longtemps en suspens :

LHR – Heure des transports

Votre syndicat continue à faire pression sur la compagnie pour qu’elle revienne à 2 h 30 avant le départ.

Dossiers/réclamations salariales

La compagnie règle les réclamations à un rythme d’une lenteur inacceptable.

Liste de volontaires pour les programmes de vols réserve

La compagnie n’est pas d’accord pour que ce processus se fasse sur une base volontaire. Pourquoi ?

Vacances 2008/2009

Le syndicat réclame une affectation plus importante pour les mois de juillet, août, septembre et décembre en raison des possibles attributions de PDV. La compagnie a donné son accord de principe, mais elle n’a toujours pas donné accès aux données demandées à des fins de vérification.

Processus de révision des bandes

Dans le cadre du processus de grief, le syndicat a le droit de vérifier les bandes de l’affectation des équipages et d’étudier les retards accumulés. La compagnie continue à retarder le processus et de ce fait, elle empêche notre conseiller de se pencher sur ces retards et de les éliminer.

Problèmes des programmes de vols réserve

Des problèmes d’hébergement sont survenus lorsque des agents de réserve se sont présentés à l’hôtel pour découvrir qu’aucune réservation n’avait été faite à leur nom. La compagnie admet qu’il s’agit d’une situation inacceptable et elle s’est engagée à régler le problème. Comme le problème persiste, le syndicat a demandé une copie de la directive que la compagnie dit avoir fait parvenir à l’affectation des équipages. La demande a été rejetée sous prétexte que la compagnie ne peut donner au syndicat l’accès à ses communications internes.

CSST – Nouveau processus de retour au travail

La compagnie reconnaît que le nouveau formulaire Capacités fonctionnelles ne peut être complété par un travailleur accidenté à l’intérieur du délai de 24 heures. Pourtant elle continue à faire preuve de peu de collaboration en vue du règlement de ce dossier.

Positionnement en vue de la formation – déplacements des membres du personnel de YYC, YWG et YHZ vers YVR, YYZ et YUL

Les membres d’équipage ne peuvent se voir refuser l’embarquement sur un vol. Le syndicat a demandé une copie du bulletin expédié par la compagnie à ses agents à ce sujet. Jusqu’à maintenant, la compagnie a ignoré notre demande.

Vols de mise en place

Le syndicat a appris que les équipages effectuant des vols de mise en place bénéficiaient d’une priorité différente lorsque le vol de mise en place se fait en direction de la base. La compagnie a admis que ce ne devrait pas être le cas, mais elle n’a toujours pas respecté son engagement d’en aviser ses agents et l’affectation des équipages et de publier un bulletin à l’intention des membres. 

Shepell FGI

Le syndicat s’est opposé à cette initiative dès le début. Voilà que la compagnie nous informe qu’il est dorénavant obligatoire de recevoir un appel de Shepell et/ou de la direction après un congé de 3 jours. Nous nous opposons énergiquement à cette nouvelle façon de faire et nous avons demandé à la compagnie d’y renoncer et d’y mettre fin. Si Shepell vous demande si vous voulez un appel de 3 jours d’absence, dites simplement non, si la personne vous dit qu’un directeur vous appellera, vous n’avez pas à répondre. Si la direction vous appelle pour cette raison, notre position est qu’il s’agit d’une réunion téléphonique de travail et que vous devez être rémunérés en conséquence. Des griefs seront déposés en votre nom.

Il ne s’agit que de quelques exemples du manque de collaboration de l’employeur. Bon nombre de ces enjeux sont relativement simples et si la compagnie en avait la volonté, ils pourraient être réglés rapidement et de façon efficace. De plus, la plupart de ces dossiers ne relèvent pas de la convention collective et à ce titre, ils reposent essentiellement sur la bonne foi, la bonne volonté, la collaboration et le meilleur intérêt des deux parties. 

Votre syndicat demeure déterminé à faire fonctionner ce processus et à respecter les principes généraux des réunions du Comité syndical-patronal à l’échelon de la direction générale. L’employeur continue toutefois à se traîner les pieds chaque fois qu’il le peut et il utilise ce processus de façon à le prolonger indûment et à le rendre inefficace et improductif. Cette attitude ne fait rien pour mener à l’établissement d’un climat de travail efficace et positif, de fait elle a l’effet contraire.

Je demande donc publiquement à Air Canada de respecter le rôle qu’il s’est engagé à jouer lors des réunions du Comité syndical-patronal à l’échelon de la direction générale et de venir à la table avec l’intention de respecter ses obligations sans chercher à retarder le processus.

« Mandat de grève » – ce que ça signifie

Certains s’interrogent peut-être sur les négociations de l’an prochain et sur la signification des mots mandat de grève. Un mandat de grève de la part des membres est une autorisation au Comité de négociation de menacer de priver l’employeur des services de ses membres ou effectivement de passer à l’action et de procéder au retrait de ces services.

Le mandat de grève est accordé par les membres lors d’un vote organisé par le syndicat afin d’évaluer le soutien accordé par les membres à la possibilité du déclenchement d’une grève. Ce vote est normalement tenu de la même façon qu’un vote de ratification d’une convention collective. Votre syndicat vous fera parvenir un bulletin de vote vous demandant si vous êtes disposés à accorder à votre exécutif syndical le droit de déclencher une grève si la compagnie refuse de négocier une convention collective raisonnable. Si une majorité de membres a
yant participé au vote se disent d’accord pour donner à l’exécutif le droit de déclencher une grève, les membres ont accordé un mandat de grève. Le fait d’accorder ce mandat ne signifie pas qu’il y aura grève. Mais plus le mandat de grève a reçu un appui solide, plus le comité de négociation est en position de force face à l’employeur et moins la grève est probable. Un mandat faible (80 % ou moins) donne à l’employeur l’impression qu’il lui sera possible de casser le syndicat et d’imposer son offre finale aux membres.

Accorder au syndicat un mandat de grève fort lorsqu’il vous le demande signifie que le syndicat disposera d’une arme puissante lors de sa négociation avec la compagnie. Il est certain que votre syndicat ne choisira pas le recours à la grève tant qu’il n’aura pas la conviction qu’il ne dispose d’aucun autre choix et qu’il serait irresponsable de sa part de ne pas le faire.  En quelques mots, la menace de grève et/ou le recours à la grève sont des outils de négociation nécessaires pour que le syndicat soit ne mesure de faire efficacement pression sur l’employeur afin qu’il accepte de négocier une convention collective raisonnable. Une fois de plus, aucun syndicat ne veut déclencher la grève, les syndicats ne s’y résolvent que s’il n’existe plus d’autres moyens de forcer l’employeur à négocier une entente raisonnable.

Toutes les grandes victoires du mouvement syndical ont été remportées à la suite de confrontations, généralement des grèves. Certaines de ces victoires font maintenant partie des lois et elles profitent à l’ensemble des travailleurs, d’autres ne sont reconnues que par les conventions collectives. Parmi ces victoires, notons : l’ancienneté, la semaine de travail de 5 jours, les congés fériés, les congés payés, les congés de maternité, l’indemnisation des travailleurs, la journée de travail de 8 heures, le salaire minimum, les pauses, l’assurance-emploi, l’assurance-santé, les processus de grief et d’arbitrage. Rien d’un tant soit peu significatif n’a été obtenu sans lutte.

Grief collectif CHQ-08-07

Un grief collectif a récemment été déposé en raison de l’insuffisance d’approvisionnement (i.e. oreillers et couvertures ou PA 18 et PA 22 – vols long-courriers). Si après en avoir avisé STOC avant le départ vous n’obtenez toujours pas les approvisionnements manquants, faites-en part au bureau de votre section locale.

Comité de solidarité

L’exécutif de la composante a récemment créé un nouveau comité spécial pour la composante, le Comité de solidarité. Le mandat de ce comité prend effet immédiatement et il se prolongera jusqu’au début de la négociation de 2009. Son rôle principal sera de faire la promotion de stratégies visant l’unité et la solidarité des membres. Il pourrait s’agir de former les membres en vue des piquets de grève, de bâtir la solidarité inter-syndicale ou de former les futurs chefs de grève.

Le comité a aussi l’intention de mettre en ligne une page Web portant sur les initiatives en matière de préparation à la négociation, de campagne et de solidarité de façon à favoriser encore plus la force et l’unité.

Dès que le plan d’action du comité sera terminé, ses membres entreront en contact avec vous les membres, afin de solliciter votre participation et votre appui en prévision de notre effort de négociation 2009.

Nominations aux comités de la composante

Sean McGuire, Président, Comité de solidarité

Meredith Palmer, Membre PAS

Communications

Nous tenons à rappeler une fois de plus que les communiqués de la composante sont maintenant essentiellement électroniques. Il est donc des plus important que tous les membres s’inscrivent à la liste d’envois électroniques. Alors que nous approchons des négociations et au moment où nous y serons engagés, les communications électroniques constitueront la meilleure façon de prendre contact avec les membres afin de les informer des derniers développements. Nous vous demandons instamment de vous inscrire. Pour recevoir nos bulletins électroniques, rendez-vous sur notre site Web à www.accomponent.ca et cliquez sur Inscrivez-vous à notre liste courriel.

En toute solidarité,

La présidente de la composante d’Air Canada du SCFP

Lesley Swann