Message de la Présidente - Septembre 2008

Hier, les dirigeants de la composante, Nick Beveridge, Katherine Thompson et moi-même avons assisté à l’Assemblée trimestrielle sur les finances d’Air Canada au quartier général de la compagnie à Montréal. Montie Brewer a parlé des 5 syndicats d’Air Canada au cours de cette rencontre.

À l’occasion de cette réunion, j’ai remis à Montie Brewer l’étude de viabilité des bases réalisée par le SCFP et je lui ai fait lecture de la déclaration suivante :

Monsieur Brewer,

Il est de ‘avis du SCFP que la décision d’Air Canada de fermer les bases de Halifax et de Winnipeg n’était pas une saine décision d’affaires, mais une décision à courte vue. Halifax et Winnipeg sont des lieux où sont basés des employés loyaux depuis fort longtemps. Ces employés ont travaillé avec diligence pendant des décennies afin de préserver l’intégrité de l’exploitation d’Air Canada.

Le Canada est un vaste pays qui est aux prises avec des systèmes météo imprévisibles et souvent difficiles à gérer. Les bases de Winnipeg et Halifax profitent justement d’une situation géographique unique permettant à Air Canada de maintenir ses opérations en s’assurant que ses clients n’aient pas à subir de désagréments.

Halifax et Winnipeg sont des collectivités canadiennes vivantes et actives et elles constituent des centres d’affaires naturels pour Air Canada. Ces bases ont grandement contribué à la capacité d’Air Canada d’offrir un service de transport aérien à notre nation.

Le SCFP croit que la décision de fermer les bases de Halifax et Winnipeg n’a pas été prise par la compagnie de façon cavalière et inconsidérée. Il n’est pas possible que Air Canada ait délibérément décidé de causer autant de bouleversements à un aussi grand nombre d’employés loyaux et ce sans véritable raison fondée. Pourtant, nous n’avons toujours pas obtenu de justification à ce geste, malgré nos demandes répétées visant à obtenir les faits sur lesquels cette horrible décision a été basée.

C’est pour cette raison que le SCFP a mené sa propre étude de viabilité des bases de Halifax et de Winnipeg, en ayant recours aux faits qui sont connus de lui. Je vous remets aujourd’hui cette étude, avec l’espoir que devant l’évidence des faits qui y sont exposés, vous accepterez de renverser votre décision. L’étude menée par le SCFP démontre que la fermeture des bases ne générera aucune économie, mais qu’elle engendrera plutôt des coûts supplémentaires pour la compagnie.

Le SCFP vous demande respectueusement de revenir sur votre décision  de fermer les bases de Halifax et de Winnipeg. Il s’agira d’un geste concret de reconnaissance envers vos travailleurs et de confirmation de votre sagesse à titre de dirigeant de la compagnie de pavillon du Canada.

Après avoir lu cette déclaration, je lui ai demandé de répondre personnellement à tous nos membres et de leur expliquer les raisons qui ont motivé sa décision de fermer les bases de Halifax et Winnipeg.

La rencontre a pris abruptement fin à ce moment, parce que M. Brewer n’était manifestement pas disposé à se lancer dans une discussion sur les fermetures de bases et le contenu de l’étude de viabilité.

Je tiens à rappeler à tous que sous la Section IX, l’arbitre n’avait pas la juridiction de renverser la décision d’Air Canada de fermer les bases de Halifax et de Winnipeg..

C’est pour ces raisons que nous luttons toujours pour le maintien des bases par le biais de la sensibilisation du public et des médias et en augmentant la pression sur Air Canada.

Pour prendre connaissance de l’étude de viabilité du syndicat, rendez-vous sur le site Web de la composante à  www.accomponent.ca

En toute solidarité.

La présidente de la composante d’Air Canada du SCFP

 

Lesley Swann